L'Album vivant
Acceptation des propositions Proposition de jeu Co-construction narrative Construction narrative Niveau débutant Niveau intermédiaire
Se joue et organisation
Combien de personnes jouent ensemble à 4 personnes
Aucune manière de pratiquer documentée pour l'instant.
Repères historiques (anciens tags d'effectif, à requalifier) : Quatuor Petit groupe (2–8)
Participants et organisation
Public Préadolescents (11–14 ans) Adolescents (15–17 ans) Adultes
Organisation des participants Simultanément Dans l'espace scénique Interactions asymétriques
Connectez-vous pour aimer, lister ou améliorer cet exercice.
Description concise
Exercice de coconstruction en petit groupe dans lequel un participant présente au public un album de photographies imaginaires tandis que ses partenaires incarnent physiquement les différentes « diapos ».
Objectif
- expérimenter concrètement la coconstruction ;
- accepter qu’une proposition soit interprétée autrement que prévu ;
- interpréter sans nier ce qui lui est donné ;
- développer la lisibilité corporelle.
Consigne à donner aux participants
Formez des petits groupes.
Dans chaque groupe, une personne sera le présentateur. Les autres seront les personnages des photographies.
Je vais vous donner un thème d’album, par exemple :
« Le mariage de Cindy et Roméo. »
« Noël chez Mamie. »
« Notre randonnée en forêt. »
« Les vacances catastrophiques de la famille Martin. »
Le présentateur se place face au public avec une télécommande imaginaire.
Les autres restent prêts à entrer dans l’espace de jeu.
Le présentateur peut commencer par quelques mots :
« Je vais vous montrer quelques photos de notre fameux week-end à la montagne… »
ou simplement commencer directement.
Quand le présentateur clique :
clic !
Une photographie apparaît.
Les autres entrent rapidement dans l’espace et composent ensemble une image fixe, face au public.
Ne discutez pas.
Ne préparez pas la photo entre vous.
Regardez ce qui est déjà en train de se construire et complétez-le.
Vous pouvez proposer avec :
- votre posture ;
- votre regard ;
- votre position dans l’espace ;
- votre relation physique aux autres ;
- un geste interrompu ;
- une expression ;
- une différence de hauteur ou de distance.
Une fois installés, vous ne bougez plus et vous ne parlez plus.
Le présentateur observe alors la photographie et la commente.
Il peut expliquer qui sont les personnages, ce qu’ils faisaient, ce qui venait de se passer ou pourquoi cette photographie est importante.
Mais il doit tenir compte de ce qu’il voit.
Il n’est pas obligé de donner exactement le sens que les joueurs avaient imaginé. En revanche, son histoire doit pouvoir correspondre à la photographie qui lui est proposée.
Quand il a terminé :
clic !
La photographie disparaît et les participants quittent ou relâchent l’espace.
Puis :
clic !
Nouvelle photographie.
Les personnages reviennent et proposent une nouvelle image.
Essayez, autant que possible, de conserver les mêmes personnages d’une photographie à l’autre.
Si vous étiez la grand-mère sur la première photo, vous restez la grand-mère.
Si vous étiez le marié, vous restez le marié.
Cela permettra à des relations et à une histoire de se construire progressivement.
(Faire quatre à six photographies avant de changer de présentateur.)
Pour les groupes plus expérimentés, le présentateur peut construire davantage son récit entre les photographies et faire apparaître progressivement un événement, une relation ou une évolution.
Conseil pour animer
Surveille surtout le rapport de pouvoir entre le présentateur et les photographies.
Le présentateur ne doit pas considérer les corps comme une matière qu’il peut faire signifier arbitrairement. Si quelqu’un est agenouillé devant une autre personne qui brandit une chaussure, annoncer simplement : « Voici notre paisible déjeuner du dimanche » sans intégrer aucun de ces éléments détruit la coconstruction.
Mais l’inverse serait tout aussi pauvre :
« Là, Paul est agenouillé. Jeanne tient une chaussure. Marc regarde à gauche. »
Il ne fait alors que décrire l’image.
Encourage plutôt cette règle :
Tout ce qui est clairement visible doit pouvoir compter, mais personne ne décide seul de ce que cela signifie.
Du côté des « diapos », évite également la surenchère. S’ils cherchent tous à devenir immédiatement le centre de l’image avec des poses extravagantes, la photographie devient illisible. Une proposition simple qui complète intelligemment celles des autres vaut souvent davantage qu’une trouvaille spectaculaire.
Enfin, « rapidement » ne signifie pas « précipitamment ». Donne quelques secondes pour que l’image se compose. Le véritable travail commence lorsque les participants regardent ce que les autres sont déjà en train de proposer avant de choisir leur propre place.
Autour de cet exercice
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Dans des listes publiques
Découvrez comment cet exercice est intégré à des séances et programmes — les listes publiques qui l'utilisent s'afficheront ici.
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Pour poursuivre la préparation : parenté de fork, tags de la version courante, puis popularité.